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Villeneuve sur Tarn, d'hier à aujourd'hui

Mise en ligne de vieilles photos et cartes postales anciennes du village de Villeneuve sur Tarn, commune de Curvalle, Canton d' Alban, Communauté des communes des monts d' Alban et du Villefranchois, Département du Tarn

Et là, nous avons aperçu une enseigne: REVEL. 

Et là, nous avons aperçu une enseigne: REVEL. 

Mais un jour un curieux qui scrutait à la loupe un vieille photo de la "place haute" nous dit: "vous avez vu là"????? Et là, nous avons aperçu une enseigne: REVEL.

Une épicerie de plus? oui! nous en avons la certitude grâce à un nouvel habitant du village qui a découvert au fond d'un placard de sa maison en cours de restauration, un sac utilisé pour des achats dans cette épicerie et sur lequel était imprimée la raison sociale. Louis REVEL , était déjà épicier quand il épousa Marie Thérèse Maynaud en 1903. On peut supposer qu'il exerça son métier encore quelques années. Personne parmi les "anciens" de Villeneuve ne se souvient de l'épicerie en activité.

Dans les épiceries d'autrefois on trouvait tout ce qui était utile au quotidien. Quand on entrait dans le magasin, la clochette placée au dessus de la porte d'entrée signalait notre présence et devant nous s'offrait à nos yeux la caverne d'Ali Baba. Il y avait le comptoir où trônait la balance et sa collection de poids en fonte ou en laiton (plus tard, elle devint automatique), et le grand bocal rempli de bonbons multicolores. Les affiches publicitaires aux couleurs vives étaient en tôle émaillée (elles sont devenues de nos jours des pièces de collection). Banania, Bouillon Kub, chocolat Menier et tant d'autres attiraient le regard du client. Sur toute la longueur des murs des étagères supportaient une multitude de bocaux et de boîtes remplis de graines tisanes ou autre, des petits tiroirs étiquetés descendaient jusqu'au sol à même lequel il y avait la barrique d'huile avec sa pompe, le sac de café torréfié et ceux des haricots, lentilles ou pois cassés, le baril de sardines et la caisse de morue séchée. Dans le placard grillagé suspendu, était la forme de Roquefort et le gros morceau de Cantal. Quand les colporteurs cessèrent leur activité, leurs marchandises devinrent celles des épiciers et c'est ainsi qu'à l'épicerie on trouva du fil, des rubans, des épingles, des images, des bougies, de la coutellerie à côté de la lessive et du savon. Les clous et la serrurerie faisaient aussi partie du fonds de commerce. Toutefois, à part les oranges pour la Noël on y trouvait peu de légumes chacun cultivant son jardin. Mais chez l'épicier on ne touchait à rien . Tout y était pesé et mesuré et l'on vous servait dans des sachets en papier, véritables supports publicitaires de la boutique.

Les cafés quant à eux étaient surtout le domaine des hommes. Ils s'y retrouvaient les jours de foire après la vente des animaux pour y arroser " l'affaire faite". Le dimanche, après (ou pendant ) la messe, était aussi jour d'affluence. Le pernod, le quinquina,le byrrh ou le muscat y étaient servis, la limonade étant réservée aux enfants. Les conversations allaient bon train et il faisait bon s'y retrouver malgré la fumée de tabac gris qui imprégnait la "veste du dimanche".

Toutes les épiceries de Villeneuve sont aujourd'hui fermées, les cafés aussi. Les habitants n'y sont plus très nombreux mais il reste le CAFE DE L'HOSTELLERIE DES LAURIERS. Arrêtez-vous en passant, les patrons sont sympas !!!!!!

Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse
Photo-montage : Claude Albanèse

Photo-montage : Claude Albanèse

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B
super boulot ! merci à l'équipe pour les futures générations
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L
Merci Gilbert