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Villeneuve sur Tarn, d'hier à aujourd'hui

Mise en ligne de vieilles photos et cartes postales anciennes du village de Villeneuve sur Tarn, commune de Curvalle, Canton d' Alban, Communauté des communes des monts d' Alban et du Villefranchois, Département du Tarn

Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)

Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)

L’étape suivante, le battage ou dépiquage avait lieu plusieurs semaines plus tard. Les premières batteuses à vapeur apparurent vers la fin du XIXème. Ces machines étaient déplacées d’une ferme à l’autre par des attelages fournis par les agriculteurs. Le système d’entrainement de la batteuse, fait de courroies et de poulies, le risque d’incendie toujours latent, demandaient une vigilance de tous les instants. Le battage à la machine demandait environ 20 à 25 personnes et une entraide importante se mettait alors en place parmi la famille et les voisins. Chacun avait sa spécialité : ouvrir les gerbes, les délier, porter les sacs, monter la meule de paille….

Et puis il y avait les repas … La veille, les femmes de la maison s’affairaient à leur préparation. Leur réputation de cordon bleu était en jeu. Le menu était souvent le même mais le "petit truc" en plus était différent d’une maison à l’autre. On y servait le bouillon au vermicelle suivi de la poule farcie, le veau en sauce, les volailles rôties, les légumes de saison, souvent des petits pois ou des haricots verts du jardin, le fromage : Roquefort et Cantal, et pour terminer le traditionnel « pastis », sorte de croustade aux pommes, poires, noix ou raisins secs. Le vin rouge maison était servi généreusement mais la plupart y ajoutaient de l’eau car les après-midi au soleil et dans la poussière nécessitaient un minimum de lucidité. Le soir certains retours étaient laborieux mais il fallait conserver la forme pour le lendemain matin…

A Villeneuve il n’y avait pas de cultivateurs susceptibles d’avoir recours à la moissonneuse batteuse mais les épicières du village voyaient leurs ventes renforcées par les repas servis dans les fermes environnantes.

Tout le monde moissonnait……

Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)
Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)Au cœur de l’été, les moissons et les battages (2)
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V
C'est vraiment merveilleux, un cadeau ce reportage photos, du temps où le collectif travail/fête existaient ! Je suis du Sud, et plein d'odeurs de mon enfance, me reviennent, les chaises dans la rue sous les tilleuls, l'odeur de la moisson, les beaux saisonniers venant d'Italie, d’Espagne, et l'amour merci
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